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L'année 2004 de l'Assemblée des Femmes

Janvier/Février 2004

* Les femmes et les régionales

 Les femmes et les régionales


L'Assemblée des Femmes a organisé, comme chaque année à l'occasion de la Journée Internationale des Femmes, un dîner-débat qui eut lieu le :

Mardi 24 février 2004 à 19h30
au restaurant "Le Président"
120, rue du Faubourg du Temple
75011 PARIS
M° Belleville

Le thème du dîner-débat fut : Les femmes et les régionales.

Avec la participation de Anne Hidalgo, tête de liste aux régionales à Paris et les candidates de la liste, ainsi que Marylise Lebranchu, ancienne Ministre.

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JDF 2004
 Journée Internationale des Femmes 2004


A l'occasion de la Journée Internationale des Femmes, l'Assemblée des Femmes disposa, comme l'an dernier, d'un stand au Village des Associations, installé sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris.

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 Bicentenaire du Père Lachaise


A l'occasion du bicentenaire du Père Lachaise, l'Assemblée des Femmes a organisé le samedi 12 juin 2004, une visite des tombeaux où reposent des femmes connues et moins connues. La visite fut commentée par Christian Charlet, Conservateur du Père Lachaise.

 Assemblée Générale Paris 2004


L'Assemblée générale annuelle de l'Assemblée des Femmes Paris s'est tenue le Samedi 15 mai 2004 à 10h00, dans les locaux du CEDIAS - 5, rue de Las Cases 75007 PARIS, avec la participation de Yvette Roudy et de Claudine Monteil qui évoqua "Simone de Beauvoir et la religion" et dédicaça son dernier ouvrage.

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 Présentation de l'université d'automne 2004


Cher(e)s Ami(e)s,

La date de notre prochaine Université d'été a changé. Yvette ROUDY n'étant pas disponible au mois d'août, période déterminante pour la préparation d'une session fin août, nous vous proposons le week-end du samedi 2 et du dimanche 3 octobre 2004.

Le lieu en sera Floirac à côté de Bordeaux où notre amie Conchita LACUEY, Députée Maire, nous accueillera pour la quatrième fois.

L'accueil se fera le samedi à 10h30. L'ouverture du Colloque à 11 heures par Conchita LACUEY et Yvette ROUDY.
L'université s'achèvera le dimanche avec une visite de Saint-Emilion l'après-midi.

Pour thème, nous avons choisi " les paradoxes de la mondialisation et leurs effets sur les femmes ".
Une première table ronde traitera du travail, de l'emploi de la formation des femmes, de l'analphabétisme, de l'exploitation de la main-d'oeuvre féminine, de l'esclavage moderne, du commerce équitable.
Une seconde table ronde traitera de la santé des femmes, contraception, IVG, conditions des accouchements, excision, effets du sida. Seront également traités les effets de la malnutrition et du réchauffement de la planète sur la santé. La question de l'eau sera abordée.
Une troisième table ronde traitera des Institutions : statuts de la femme, polygamie, dans les divers pays du tiers-monde, influence de la religion, des intégrismes. L'aide de l'Europe et de l'ONU sera étudiée.

Sur tous ces sujets, experts et personnalités - certains élus - seront invités à s'exprimer. Personnalités pressenties : Abou DIOUF ancien Premier Ministre du Sénégal, Awa THIAM, Susan GORGE, Michèle RIVASI, Bernard KOUCHNER, Catherine LALUMIERE, Michel MIAILLE.

Dans l'attente du plaisir de vous retrouver, croyez Cher(e)s Ami(e)s, à nos sentiments très amicaux.

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Ville de Floirac
 Du Sénat des hommes au Sénat paritaire
 Communiqué de presse de l'Assemblée des femmes, Yvette Roudy, 06/10/04

Le 26 septembre 2004, un tiers du Sénat, la série C, soit 117 sénateurs sortants, dont 9 femmes, a été renouvelé. Le Sénat sortant comptait 35 femmes sur 321 sièges, soit 10,9% de femmes. Au 1er octobre, le Sénat affiche un visage un peu plus féminin, avec 56 femmes sur 331 sièges, soit 16,9%. On peut certes se réjouir de cette progression de 6 points, mais l'enjeu est avant tout de comprendre pourquoi la parité est si difficile à atteindre dans cette enceinte de sages, ceci malgré la loi sur la parité. L'application de la loi dite sur la parité au Sénat ne peut être isolée du débat sur la modification des modes de scrutin. En effet, si cette loi oblige les listes à être paritaire par alternance stricte, elle n'a aucun effet sur les candidatures au scrutin majoritaire. Ainsi, sous couvert de rééquilibrage entre les deux modes de scrutin, en faisant passer le seuil du scrutin proportionnel de 3 à 4 sénateurs par département, la loi du 30 juillet 2003 minore l'application de la loi du 6 juin 2000 tendant à favoriser l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives. Le pourcentage de sénateurs élus au scrutin proportionnel passe en effet de 70% à 52%. L'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, service institué auprès du Premier Ministre, estime à 5 le nombre de sièges supplémentaires qui seraient revenus à des femmes en septembre 2004, si le scrutin à la représentation proportionnelle avait été conservé dans les départements à 3 sénateurs, soit dans la Saône-et-Loire, la Sarthe, la Haute-Savoie, la Somme, le Vaucluse, et la Vendée. Le faible nombre de femmes " têtes de liste " corrobore l'hypothèse selon laquelle la loi est nécessaire pour atteindre la démocratie paritaire, car là où la loi ne légifère pas, la parité n'a pas, ou quasiment pas, d'effet d'entraînement mais constitue plutôt une " base de repli ".

Peut-on encore prétendre que l'égalité réelle se réaliserait progressivement, spontanément sans avoir à recourir à l'obligation légale ? De même que les élections cantonales et les élections intercommunales, les élections sénatoriales prouvent que non : en effet, parmi les 128 nouveaux élus ou réélus, il y a seulement 2 femmes élues sur 45 élus au scrutin majoritaire (soit 4,4 %) ; dans les 83 élus au scrutin proportionnel, il y en a 29 sur 83 (soit 34,9 %). Les partis politiques sont certes responsables de l'application a minima de la loi sur la parité, mais qu'en est-il du gouvernement ayant modifié le mode de scrutin ? En effet, étant donné les leçons de l'application de la loi depuis 2000, il est ironique, voire irresponsable, de vouloir remplacer le " contraindre " par le " convaincre " en faisant signer aux présidents de partis politiques une charte de la parité. L'Assemblée des femmes demande que le scrutin proportionnel soit rétabli dans les départements à 3 sénateurs et qu'un débat parlementaire soit lancé pour améliorer la loi du 6 juin 2000 en particulier en ce qui concerne les fonctions électives.

 Université d'automne 2004 à Floirac


Rubrique Universités

 

 Projet de loi gouvernemental relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste
 ou homophobe
 Audition d'Yvette Roudy par Mme Brigitte Barèges, rapporteure du projet au nom de la commission des lois,
 le 12 Septembre 2004

Nous voulons une loi anti sexiste distincte.

Le projet de loi relatif à " la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophone " que présente le gouvernement peut donner satisfaction à ce qu'il est convenu d'appeler la " communauté homosexuelle " et doit par conséquent aboutir pour ce qui est de ses exigences spécifiques.

Cependant, il ne répond pas aux exigences des associations féminines et féministes qui réclament depuis plus de 20 ans une loi anti sexiste calquée sur la loi anti raciste.

Entendons- nous sur les mots. Le sexisme est bien " une attitude de discrimination fondée sur le sexe " et la discrimination " le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal. "

Rappelons que les femmes représentent la moitié de l'humanité et sont confrontées depuis la nuit des temps - tout comme une personne de couleur - à certains agissements spécifiques : provocations, injures, agressions, incitations à la violence et à la haine, à raison de leur sexe.

Enfin je souhaite rappeler aussi qu'en Chine certains parents peuvent encore noyer leur bébés filles. Plus récemment on signalait des destructions d'embryons féminins au seul motif de leur sexe. Dans nos pays, la préférence pour un premier enfant va toujours au garçon. A la différence de la discrimination homophobe, la discrimination sexiste commence à la naissance... Dès sa venue au monde la petite fille est dotée d'un statut social inégal qu'elle va porter toute sa vie. Inégalités de chances à l'école, inégalités dans le choix du métier, dans le travail, inégalités de salaires, absence de liberté au moment du choix des naissances, refus ouverts ou masqués devant les postes à responsabilités, barrage devant les lieux de pouvoirs. Il a fallu des lois pour briser ce statut codifié par Napoléon. Comme l'a prouvé l'application de la loi sur la Parité, les résistances sont encore fortes...

Il faut parler de la violence sexiste. Il faut la regarder en face et s'attaquer pour de bon à ses racines. Cessons de prétendre qu'elle n'existe pas, ou que l'on est incapable de la qualifier. La diluer dans un texte plus vaste reviendrait à la nier une fois de plus...

Le crime sexiste, c'est le viol, les viols collectifs ( véritables ratonnades), les " tournantes " (et il faut ici avoir une pensée pour Samira Bellil qui vient de nous quitter morte d'épuisement et de souffrance victime de la barbarie sexiste). Le crime sexiste c'est aussi le meurtre du compagnon sur sa compagne, du père sur sa fille qui a failli, du frère sur sa sour qui a fauté et a entaché l'honneur familial , de la femme tuée " par amour ", de la prostituée tuée par droit de propriété.

Le plus souvent ces faits sont banalisés, classés dans les faits divers. Les crimes racistes ou antisémites peuvent aussi être banalisés mais un sursaut collectif d'horreur se manifeste le plus souvent à l'annonce d'un drame, ou d'une insulte publique. Mais la loi contre le racisme est là, qui dans un état de droit protége le plus faible ou le minoritaire, contre les agressions du plus fort.

Le même sursaut collectif d'horreur est moins fréquent lorsqu'il s'agit de crimes et de violences sexistes. Et nous n'avons pas de loi. C'est pour cette raison que Simone de Beauvoir en appelait à la conscience humaine à propos d'un sordide fait divers passé inaperçu en 1979. La cour d'assises des Yvelines venait d'acquitter un homme qui avait frappé à mort sa femme, la laissant agoniser sans lui porter secours. Elle disait à ce propos (Le Monde du 19 Mars 79) " Nous voudrions agir sur ces mentalités masculines rendues agressives contre les femmes par tout l'environnement culturel. Une loi anti sexiste nous permettrait de dénoncer devant l'opinion publique chaque cas de discrimination sexiste ".

C'était il y a plus de 20 ans. Dès mon arrivée au gouvernement en 1981, j'ai préparé une loi anti sexiste calquée sur la loi anti raciste. Acceptée en Conseil des Ministre, elle ne fut jamais inscrite à l'ordre du jour du Parlement. Le monde de la publicité y étant trop hostile. Les mentalités n'étant peut être pas prêtes.

Dans notre pays, chaque mois, quatre femmes meurent sous les coups de leur compagnon. Le sexisme n'a que trop longtemps été noyé dans la dérision ou pire encore nié par l'affirmation d' une prétendue " nature " des femmes, encline à rechercher la souffrance... Elles aimeraient être battues, pousseraient leurs compagnons à les frapper par goût, par plaisir ou par amour. Le crime passionnel n'a que trop longtemps bénéficié de l'indulgence collective. Au nom de quel principe aimer donnerait le droit de tuer ?

La racine de ces violences se trouve enfouie dans notre culture que l'on peut qualifier de sexiste : comportements, mours, attitudes, langage, littérature, iconographie, fondée sur un enseignement à la soumission du coté des femmes, à la domination du coté des hommes.

La loi anti sexiste que nous voulons doit prévoir que les associations se proposant de lutter contre le sexisme puissent exercer les droits reconnus à la partie civile dans le cas d'infractions, tout comme les associations de lutte contre le racisme qui ont cette possibilité depuis la loi du ler juillet 1972.

La loi anti sexiste que nous voulons doit également prévoir une série de mesures d'accompagnement : suivi des images que véhiculent les livres scolaires, enseignement dès la petite enfance au respect à la dignité, à l'intégrité de la personne quelle que soit sa race, sa couleur ou son sexe, actions auprès des agences de publicités. Les associations féminines et féministes qui travaillent depuis longtemps sur le sujet ne refuseront pas leur aide.

Observons ce qui se passe de l'autre coté des Pyrénées ou un chef d'état, premier Ministre, s'attaque résolument aux racines mêmes de cette vielle culture machiste qui conditionne les comportements violents et entretient les inégalités. Il y voit le défi majeur du 21° siècle.

 La parité domestiquée
 Yvette Roudy, Le Monde, 05/09/04

Quatre années après la promulgation de la loi dite sur la parité, force est de constater le décalage entre les intentions affichées par les responsables politiques, les obligations posées par la loi et le conservatisme du milieu politique.

Afin de tordre le cou aux assimilations douteuses entre une exigence, la parité, et une loi, celle promulguée le 6 juin 2000, "tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives", rappelons que cette loi ne concerne que la répartition sexuée des candidats et non celle des élus ou des fonctions électives. De plus, elle ne s'applique qu'aux élections au scrutin de liste, en excluant les élections municipales dans les communes de moins de 3 500 habitants, et en sanctionnant financièrement les partis ne présentant pas 50 % de candidats de chaque sexe aux élections législatives.

Ne boudons pas notre plaisir. Cette loi représente une avancée [...]

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AG 2004

 Assemblée générale 2004


L'Assemblée des Femmes a tenu son Assemblée Générale Nationale annuelle le samedi 11 décembre 2004.

Ordre du jour :

Le matin (10h00 - 12h30)

Où en sont les femmes aujourd'hui ?
Rapport moral
Rapport financier
Élection du Conseil d'Administration
Questions diverses

L'après-midi (14h30 - 18h00)

Dix ans après Pékin : Conférence mondiale sur les femmes. Quelles avancées ? Quels reculs ?
Avec la participation de :

Yvette Roudy, ancienne Ministre des droits des femmes
Monique Halpern, Présidente de la Clef
Bernice Dubois, Secrétaire générale de la Clef

Télécharger le compte rendu

 Le droit, une arme pour les violeurs
 Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail, Communiqué de Presse,
 07 décembre 2004

Vendredi 10 décembre, journée internationale des droits de l'homme, l'AVFT appelle à un rassemblement face au ministère de la Justice pour dénoncer la fin du droit des femmes à dévoiler les violences sexuelles.

Des femmes sont déclarées coupables de dénonciation calomnieuse. Coupables d'avoir porté plainte contre les hommes qui les ont harcelées, agressées, violées.

Ainsi en a-t-il été de Mme Klouvi, condamnée à 3 mois de prison avec sursis et à verser 15 000 euros à l'homme qui l'a violée et harcelée, de Mme Martinez, condamnée à verser 6 000 euros à l'homme qui l'a agressée et harcelée sexuellement, de Mme Dilard, condamnée à verser 1 euro de dommages et intérêts à l'homme qui l'a agressée, de Mme P, condamnée à verser 11 500 euros à l'homme qui l'a violée, agressée, harcelée.

Condamnées pour avoir dénoncé les violences physiques ou sexuelles de leur supérieur hiérarchique...

Rendez-vous habillées en violet
à 15 heures devant le ministère de la Justice
Place Vendôme, Paris, 1er arrondissement

 Appel à Manifestation du CNDF
Communiqué

L'Assemblée des Femmes vous informe que le Collectif National pour le Droit des Femmes appelle à une "manifestation nationale" contre les violences faites aux femmes le 27 novembre à Paris, et réclame une loi sur le modèle espagnol. La manifestation est prévue le 27 novembre à 14h30 à partir de la Bastille.

Le CNDF réclame une "loi-cadre" qui reprennent les grands points de la loi espagnole.
Ce projet de loi, qui couvre tous les domaines (éducation, travail, publicité, protection pénale...), a été l'une des premières mesures du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, élu en mars.
"Nous revendiquons un réel ministère des Droits de la femme, disposant d'un budget et de personnels conséquents, avec nomination d'un secrétariat d'Etat chargé des violences faites aux femmes", a ajouté devant la presse Maya Surduts, porte-parole du CNDF, qui regroupe associations, syndicats et partis de gauche.

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